La cave aux poupées de Magali Collet

La cave aux poupées de Magali Collet

Parfois l’audace est un atout. J’ai osé contacté les éditions Taurnada afin de solliciter une petite collaboration avec eux. Et c’est avec beaucoup de gentillesse que Joël m’a proposé de chroniquer La cave aux poupées de Magali Collet. Je le remercie encore ici de m’avoir fait confiance et de m’avoir offert cette opportunité. C’est donc tout naturellement que ce livre est venu s’ajouter à ma PAL de printemps 2020. J’en suis d’autant plus ravie que Magali Collet est une auteur mais aussi et surtout une lectrice que j’ai pris plaisir à découvrir sur un groupe de lecture commun : Thrillers et vous.

Résumé

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.

En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.

Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…

Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Bande annonce et visuel

Parce que les éditions Taurnada ne font pas les choses à moitié, voici la bande annonce et le visuel avec un petit extrait .

L’histoire

La cave aux poupées de Magali Collet commence par une entrée fracassante avec Manon. Une jeune femme qui nous expose son quotidien avec « Le Père » de manière froide et détachée. Manon ne connait rien à la vraie vie. Tout ce qu’elle pense savoir vient de la télévision qu’elle regarde dès qu’elle peut. Le reste du temps, elle s’occupe des filles que « Le Père » ramène et enferme à la cave pour assouvir ses pulsions. Elle leur fait à manger, elle les lave, elle leur donne des vêtements propres pour que « Le Père » soit content. Et elle s’occupe de la maison.

Des filles il y en a eu beaucoup et puis un jour il y a eu Camille. Camille qui va rester bien plus longtemps que toutes les autres dans la cave et avec qui Manon va découvrir un autre monde, une autre vie.

Mon avis

28 chapitres pour 167 pages. Autant te dire que ça va vite, très vite même. L’histoire est racontée à travers le personnage de Manon. Et qu’est ce que c’est dur. j’ai enduré sa souffrance. J’ai eu de l’empathie pour Manon, et puis je me suis reprise. Me disant qu’elle acceptait et était complice du monstre incarné par « Le Père ». Et puis l’empathie a été la plus forte, j’ai compris la résilience de cette jeune femme. Tout ce qu’elle est capable de mettre en place pour tenter de survivre. Parce que ce n’est pas vivre qu’elle fait. Elle survit.

Le lien qui va l’unir à Camille est celui qui va faire toute la différence. Un lien qui fait en sorte que l’humanité reprenne sa place.

Pour un premier roman, c’est vraiment un thriller terrible. Le suspens est terrible, l’émotion est plus que palpable. La psychologie des personnages est parfaitement travaillée. On vit avec eux, on ressent leurs émotions, on se met à leur place. C’est vraiment magistral.

Le parti de donner au narrateur la voix de Marion est intelligent. C’est ce qui crée la différence. Si cette histoire avait été racontée par quelqu’un d’autre, je ne pense pas qu’elle aurait eu le même impact.

Bravo Magali Collet, La cave aux poupées est mon deuxième coup de cœur de l’année. Tous les ingrédients sont réunis et en font un thriller psychologique étonnant que je ne suis pas prête d’oublier.

J’avais assez bien senti le dénouement arrivé mais ça ne gâche absolument pas la lecture. C’est vraiment un très bon livre, et j’ai vraiment hâte de découvrir tes prochains écrits!

Disponible en ligne et en librairie sur : FnacDecitreAmazonCultura, etc.

1 réflexion sur “La cave aux poupées de Magali Collet”

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